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Voilà, ça y est...
Deux mois que je cherche plus ou moins sérieusement du travail, deux bonnes semaines que je m'y suis mise vraiment à fond sans résultat. Et en trois jours, trois entretiens qui me tombent dessus dans la même semaine.
Et la montée du stress en prime.
Le premier coup dur, c'était vendredi dernier. A n'avoir aucune réponse, je commençais sérieusement à douter de la valeur de mon expérience et de mes qualités. Alors j'ai décidé de décompresser. Un bon coup. On est sorties, le soir. Un petit repas entre amis, le dernier de l'été, sans doute, fait au bord de l'eau, dehors, avec juste un petit pull sur les épaules. Frites, pizzas, et deux bouteilles de vin. J'ai trop bu, c'est vrai. Et parlé, parlé, parlé. Pour une fois, l'alcool aidant, j'expliquais clairement que j'en avais marre, que j'avais besoin d'une réponse positive, même une, pour me relancer, et d'un boulot. Rapidement. J'admettais que ma confiance à toute épreuve commençait doucement à s'écailler et que je n'avais jamais cru que ce serait à ce point difficile moralement, de recommencer sa vie ailleurs. J'avais bêtement pensé que tout me tomberait facilement entre les mains, comme ça avait toujours été le cas. Et après la vie de couple qui s'avérait plus difficile que je ne l'aurait cru, le silence en retour à mes candidatures terminait d'achever lentement mes réserves d'optimisme. Le matin même, j'avais appelé ma mère pour lui avouer que je commençait à avoir du mal, que peut être j'aurai besoin d'un peu d'argent si ça ne se débloquait pas, et le soir je parlais, encore et encore, avec ce besoin au fond des yeux, cet espoir qu'on me remonte le moral. Mais j'avais du mal, je l'avoue, même avec les mots gentils et les promesses du genre "c'est toujours quand on s'y attend le moins que les réponses viennent". Et je me suis couchée en me disant que j'allais lâcher un peu pendant deux ou trois jours, ne plus penser du tout à un éventuel futur travail, m'y remettre le lundi.
Le lendemain matin, finalement, un appel. Un entretien, prévu pour le mercredi suivant. Si ça m'allait? Bien sûr, Monsieur, j'y serai sans faute. A mercredi. Et je m'apprêtais à préparer doucement tout ça. J'avais trois jours devant moi, et je comptais bien les mettre à profit.
Samedi soir, j'ai lu un bouquin que je n'avais sans doute jamais ouvert. 1000 astuces pour trouver un emploi. Et toutes les choses auxquelles faire attention pour préparer un entretien. Tranquille. Dimanche, j'ai commencé à préparer ce que j'aimerai dire, ce à quoi il fallait que je fasse attention, les questions que j'aimerai poser. Une heure ou deux, pas plus. Après tout, j'avais le temps. Et tout prévu. Deux heures bloquées dans mon planning lundi et mardi pour peaufiner tout ça, et en route pour l'aventure mercredi matin, sans trop de stress.
Sauf que ce matin, à peine sortie du lit, un nouveau coup de téléphone. Vous seriez libre demain matin, à 10h? J'aimerai avoir avec vous un entretien concernant l'emploi de commerciale auquel vous avez postulé. Euh... demain matin, oui, bien sûr, Monsieur. Avec plaisir. Et dans la foulée, un autre. Bonjour, nous avons bien reçu votre lettre de motivation, qui nous a beaucoup intéressée. Pourriez-vous vous libérer vendredi matin pour notre entretien de recrutement? Oui oui, sans problème.
Et voilà tout mon beau planning qui part en fumée.
Trois entretiens. Trois entreprises à étudier, trois jobs possibles, et seulement 24h pour que le premier se passe comme sur des roulettes, alors que j'avais déjà en tête des tonnes de choses à dire... pour l'autre entretien.
Alors aujourd'hui, j'ai étudié les sites internet des trois entreprises, passé des heures sur les sites de préparation aux entretiens, préparé dans les détails la moindre petite question que l'on pourrait me poser et fumer clope sur clope, ou presque. Mon coeur n'a jamais battu aussi vite, aussi fort dans ma poitrine. Et aussi longtemps.
A 21h, pourtant, je me sens prête.
Ma tenue est choisie, mes réponses toutes prêtes, et je me suis promis de décrocher au moins l'un de ces trois boulots. Pourtant, j'essaie de me persuader que ce ne sera pas le cas. J'ai peur, je crois, de l'échec. C'est la principale raison pour laquelle j'ai à ce point travaillé, à ce point mis toutes les chances de mon côté, à en étudier par coeur les différentes revues que publie la maison d'édition avec laquelle j'ai un entretien demain.
Et je sais déjà que j'aurai du mal à m'endormir, qu'il faudra que je vérifie une dernière fois si mes chaussures sont toutes propres, si mon jean est bien repassée et ma chemise bien assortie, si tous les documents dont je pourrai avoir besoin sont dans ma petite chemise en plastique, faire un dernier petit tour sur le site, vérifier une dernière fois mon profil, mon expérience, mes questions. Et fermer les yeux.
Demain, peut être que je réussirai à convaincre quelqu'un d'avoir confiance en moi. Demain, peut être que je réussirai à me donner les moyens de rester ici et de réellement y faire ma vie. Demain, peut être que je me donnerai le luxe de pouvoir continuer à vivre mon amour à long terme.
Je croise les doigts tellement fort que j'en ai les jointures toutes rouges...
Commentaires :
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Kyrah |
J'croise les doigts à partir de maintenant ;-)
Bon courage =) |
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bluedragonfly 12-09-08
à 19:11 |
Re:C'est grace à toi, alors, que je l'ai décroché, ce boulot :)
Lol Merci |
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Kyrah 13-09-08
à 00:18 |
Re:Grâce à tes capacités, plutôt :D
mes doigts croisés, cétait pour te donner du courage ;) |
à 01:04